Grand Prix de Monaco Historique ’10

Les F1 anciennes envahissent les rues de la principauté et c’est face au Casino que nous allons profiter de ce merveilleux spectacle !

C’est mon 3ème GP Historique de Monaco et je suis de nouveau ravi ! Tout d’abord car nous étions super bien placés. Habituellement nous allions dans les tribunes juste avant la piscine : vue sur la sortie du tunnel, les dépassements à la chicane, le virage du « Bureau de tabac », l’entrée des « S » et le son en stéréo puisque la ligne droite des stands est juste derrière nous. C’est top pour l’action en piste mais beaucoup moins pour les photos !!

Cette année, changement de décor puisque nous sommes en face du Casino. On voit les autos moins longtemps mais l’endroit est idéal pour les photos – pas de grillage – et le prestige du lieu nous rappelle que nous sommes en Principauté.

Alors, prêts pour une journée de sport mécanique vintage ?

Concernant l’événement en lui même, rien à dire c’est toujours extraordinaire : odeurs et bruits des monoplaces anciennes, plateaux d’une qualité rare et engagement extrême des concurrents, notamment ceux qui se battent en tête.

Niveau aventure, ce fut plutôt limité : assis à la même place en tribune toute la journée ! Du coup je change un peu le style du reportage en vous présentant mes clichés favoris sur l’ensemble des séries via mes coups de cœur et des galeries légendées pour vous donner quelques infos sur les autos. Alors je vous en prie … faites l’effort de cliquer sur ces miniatures pour apprécier un demi-siècle d’évolution du sport auto !

* Série D/H – Formule 3, 1000 cm3 (1964 – 1970), (1971 – 1973) et 2000 cm3 (1974 – 1984) : Les mini-F1 qui ont suivi l’évolution de la catégorie reine avec l’apparition des éléments aérodynamiques. Martini, Brabham, March, Chevron, Tecno… autant de constructeurs illustres qui ont aujourd’hui presque tous disparu.

Tecno F3 ’68, mini Ferrari avec échappements spaghetti !
Emmanuele Pirro heureux après sa victoire !

* Série A/B/E – Voitures de Grand Prix avant 1947 et jusqu’à 1965 : Un peu trop ancien à mon goût mais l’effort physique nécessaire pour emmener ces engins d’avant guerre est vraiment incroyable. Quant au vacarme des échappements libres, c’est juste magique ! Sur des courses de plus de 3h, les pilotes étaient clairement des athlètes. C’était d’ailleurs l’un des points forts du grand Fangio. Les autos des ’60s sont bien plus fluettes avec le passage au moteur central et leur forme de cigare.

La Ferrari 246 Dino ’60 conserve son moteur à l’avant contrairement à l’innovation anglaise
du moteur central arrière initié par Cooper et comme cette fluette Lotus 24 ’62

* Série C – Voitures de Sport avant 1953. Cette catégorie m’a agréablement surprise ! Ces autos ont un charme fou avec leurs lignes très sensuelles. En clotûre de la journée, cela me permet d’être particulièrement affuté pour réaliser de jolis filés de 3/4 face. Une gestuelle en forme de virgule pour suivre le mouvement des autos : étrange mais efficace !

Arrivée groupée au 1er tour !
BMW 328 ’37 !! Sponsorisée par RedBull !!
Osca MT4 ’48, ma photo coup de cœur !

Avant de passer aux Formule 1 – comment ça je fais durer le suspense ! – quelques petites vues de la parade Chopard / Auto Union durant la pause déjeuner.

Et pendant ce temps là …

Bernd Rosemeyer sera champion d’ Europe au volant de l’Auto Union Type C de 1936 et établira de nombreux records de vitesse ! Il se tuera à plus de 400 km/h lors d’une nouvelle tentative avec une Type C profilée. Ceci est l’ unique exemplaire ayant survécu à la seconde guerre mondiale ! La Type D de 1937 sera moins puissante, moins impériale mais surtout plus maniable aux mains de Tazio Nuvolari. Enfin, Monaco est un écrin idéal pour la présentation de l’Audi R8 GT : +35 ch, – 25kg, elle est l’égale de la Lamborghini Gallardo, techniquement en tout cas. En terme de charisme, victoire par K.O. pour Lambo !

Auto Union Type C ’36. Un monstre ! V16, 6l, 520 cv pour 750 kg, le tout posé sur des roues de vélo !

* Série F – Formule 1 (1966 – 1974) et Serie G – (1975 – 1978) : Le meilleur pour la fin n’est-ce pas ?! Que dire si ce n’est que la variété des styles entre les autos montre à quel point la discipline a évolué en à peine plus d’une décennie. Des autos mythiques, je crois que je suis amoureux !

Ferrari 312 B ’71, ma F1 historique favorite. Le mariage parfait entre les cigares des ’60s et les débuts de l’aéro !
La McLaren M26 du vainqueur. Filé réalisé d’un seule main, la seconde saluant le pilote … improbable !

Avis aux amateurs, à 35€ la place c’est une journée bien remplie sur l’un des circuits les plus mythiques du monde. J’ai 24 ans et c’est une époque que je n’ai pas du tout connue. Mais je dois avouer que ces F1 historiques ont un charme et une originalité qui ont disparu aujourd’hui. Désormais, efficacité rime avec uniformité…

@ bientôt pour de nouvelles Aventures Automobiles !

Mon souvenir en 2019 :

Mes premiers filés réussis de 3/4 face dans un lieu mythique et avec des autos exceptionnelles. Ça marque et … ça manque ! Bientôt 10 ans que je n’y suis pas allé et cette merveilleuse vidéo apparue en 2018 a ravivé ce souvenir. Extraite du film allemand « Flying Clipper » récemment remasterisé, j’en ai eu des frissons ! Aussi, je ne résiste pas à l’envie de vous la faire découvrir ou redécouvrir ! 

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