La F1, Ferrari, Schumi & Moi

Last updated on 21 juin 2020

Je ne m’en cache pas, je suis un fou de F1 ! Aucune discipline ne me procure autant d’émotions entre stress, joie et colère ! Les années Ferrari de Schumi représentent mon âge d’or avec ses 5 titres consécutifs. En attendant le début de la saison 2020, retour sur 25 ans de souvenirs !

En 2019, j’ai eu la chance d’assister au Grand Prix de France Historique à Magny-Cours en tant que photographe accrédité. Nous sommes Dimanche 30 Juin, il est 13h15 et le cri strident du V10 Cosworth se rapproche. En une fraction de seconde, la Jaguar R5 ’05 – ex-Mark Webber – apparaît après la chicane Imola, avale le virage du Château d’eau puis disparaît de nouveau, le hurlement du félin se laissant entendre tout le long du circuit … A cet instant précis, je suis envahi d’une intense émotion. Non, je ne suis pas un inconditionnel des Jaguar, ni de Mark Webber. Je viens juste d’être transporté 20 ans en arrière lorsque chaque week-end de GP j’avais l’impression de remettre ma vie entre les mains de Schumi & Ferrari !

Je peux toucher mon rêve du bout des doigts … juste géant !

Quand j’entends qu’il rentre au stand, je cours le plus vite possible pour rejoindre les box. Coup de bol, ça descend. Lorsque j’arrive, le pilote est toujours dans le cockpit, ses mécanos s’affairant sur la monoplace avant de reprendre la piste. Ces instants de concentration / préparation m’attirent particulièrement ! Alors quand au bout de quelques essais j’arrive à capter le regarde du pilote, je suis aux anges ! Voilà, c’est ça l’effet Formule 1 !

On dirait le poster de Schumi que j’avais dans ma chambre d’ado ! Il était juste un peu plus jeune, et la F1 un peu plus rouge !

L’idée de cet article est simple : vous fermez les yeux, et vous recherchez votre premier souvenir de F1. Un vrai souvenir, personnel, pas simplement le souvenir d’une vidéo YouTube ou d’un article de presse. Le palmarès GP par GP de 70 ans de F1 ? Aucun problème pour Wikipedia. Les meilleurs moments du GP de Monaco 1950 ? YouTube est votre ami. Non, cet article est une introspection personnelle. Nul doute que cela fera écho à vos propres souvenirs ! Alors, prêt pour un bon dans le passé ?

Un petit mot des photographes, Philippe et Roland.

L’un des principes de mes Aventures Automobiles consiste à illustrer mes articles avec mes propres photos. Sauf que là … ça va être compliqué n’ayant pas eu la chance de photographier Schumi du temps de sa splendeur. L’idée de cet article m’est venue grâce à un forum photo plutôt confidentiel que je fréquente depuis début 2018 alors que j’étais à la recherche d’un second souffle côté photo. Faute d’inédit, Philippe lança l’idée de partager des photos d’archives. Roland lui emboîta le pas et, suite à mes demandes, le sujet se transforma en Best Of Schumi. Ils ont même des photos du début de carrière de Schumacher que je n’ai pas suivi « en direct », un peu trop jeune. Lorsque Michael quitta Benetton pour Ferrari, j’avais 10 ans. Petite rétrospective en images.

Voilà comment tout a commencé. Une 7e place sur la grille de Spa en ’91, puis c’est l’engrenage ! © Philippe Nanchino

Benetton ’92, Monaco. Ici comme ailleurs, Schumacher fit des miracles sous la pluie tout au long de sa carrière. © Philippe Nanchino

Monaco ’94, Schumi signe sa 4ème victoire consécutive depuis le début de saison. © Philippe Nanchino

« Magny-Cours ’95. Un salut amical pour Ferruccio !  » C’est par ce gentil message que Roland a fait germer l’idée de cet article. © Roland

Je m’en remets donc aux photos de Philippe et Roland qui ont accepté que leurs clichés soient publiés sur mon blog. Merci beaucoup Messieurs !

1994/96 – Premiers souvenirs

Je suis né en 1986, j’ai donc 8 ans lorsque le 1 Mai, Ayrton Senna s’éteint suite à son accident à ce funeste GP d’Imola ’94. A dire vrai, je ne me souviens pas avoir suivi la course mais je me rappelle parfaitement que c’est la première chose que j’ai dite à mes partenaires lors de notre cours de Judo le 2 Mai.

En ’86, Ayrton Senna gagnera 2 GP au volant de la Lotus Renault. © Philippe Nanchino

Mais c’est avec McLaren Honda qu’il remportera ses 3 Titres de Champion du Monde, comme ici en ’91. © Roland

Mon second souvenir est un accident également : celui de Mika Hakkinen au GP d’Adélaïde ’95 qui était diffusé à la télé alors que j’étais allé joué chez un copain. Sa McLaren décolle et s’encastre dans le mur de pneus. Le Finlandais s’en sortira après plusieurs mois de convalescence. Plus heureux, j’ai en tête les images de Jean Alesi assis sur la voiture de Michael Schumacher. Il vient de remporter le GP de Montreal ’95. Sa Ferrari tombe en panne dans le tour d’honneur et le pilote allemand joue les taxis ! Est-ce un souvenir d’époque ou des images que j’ai revu à posteriori ? J’ai un doute.

Jean Alesi réalisera le meilleur tour en course avant d’abandonner à Monaco ’95. Prochain GP au Canada pour son unique victoire. © Philippe Nanchino

Par contre, je suis absolument certain d’avoir vécu en direct la victoire d’un autre français en ’96. Olivier Panis sort vainqueur d’un GP de Monaco complètement fou à cause d’une piste séchante et piégeuse ! A chaque abandon, je filai prévenir le reste de la famille qui discute sur la terrasse. Seules 3 voitures ont franchi le drapeau à damiers ! Une course absolument folle que la F1 a mis en ligne récemment et à revoir ici (vidéo de la course).

Monaco ’96, Olivier Panis, la dernière fois qu’on a entendu la Marseillaise sur un podium de F1 ! © Philippe Nanchino

1996/99 – Schumi, mon idole !

Depuis tout petit, Ferrari occupe une place à part dans mon cœur. La proximité de l’Italie, les origines transalpines de la famille, les voitures rouges, bref … mon intérêt pour la F1 allant croissant il est logique que j’apporte mon soutien à la Scuderia.

Le hasard faisant bien les choses, en 1996 Michael Schumacher rejoint Ferrari. Un pilote auréolé de 2 titres de Champion du monde avec Benetton en ’94 et ’95 non sans provoquer quelques polémiques. Je pense notamment à cet accrochage opportun avec Damon Hill lors du dernier GP de la saison ’94 qui lui offre le titre sur un plateau (l’action est à revoir ici). Une personnalité controversée, un homme prêt à tout pour gagner et que beaucoup aiment à détester ! Bref, Schumi devient mon idole !

Monaco ’96. Schumi réalise la pole position mais terminera dans le mur avant la fin du 1er tour. © Philippe Nanchino

Au Canada, nouvel abandon mais ce GP marque l’apparition du « nez haut » qui sera la norme jusqu’en 2001. © Roland

Dans cette position, la F310 ressemble à un requin échoué sur une plage ! © Roland

Comme pour beaucoup d’entre vous certainement, l’image forte de la saison ’97 restera cet accrochage opportun – encore ! – avec Jacques Villeneuve, toujours lors du dernier GP alors qu’ils sont en lutte pour le titre. Sauf que cette fois, cela ne sourira pas à Schumi. Il abandonne, Villeneuve continue et devient Champion du Monde (l’action est à revoir ici). Si dans le feu de l’action, et avec un peu de mauvaise foi, j’ai plaidé pour une erreur de pilotage, un acte involontaire, la caméra embarquée ne laissera que peu de place au doute : il a bien harponné la Williams. Pour cette manœuvre antisportive, Schumi sera exclu du championnat … le titre avec Ferrari sera pour une autre fois.

GP France ’97, le 3ème de ses 8 succès à Magny-Cours. Aujourd’hui encore, c’est le record de victoires sur un même circuit. © Roland

Durant la saison ’98, son plus grand rival sera le finlandais Mika Hakkinen sur McLaren Mercedes. Immédiatement, je pense à ce dénouement terrible à Suzuka. Lors du 2ème départ, le 1er ayant été avorté car G. Fisichella avait calé sur la grille, c’est Michael, alors en pole position, qui cale. Relégué en fond de grille pour un 3ème départ, les espoirs de titre s’envolent … A 7h du mat’ dans mon canapé, je suis au bout de ma vie ! Pire encore que l’accrochage au 1er virage entre Prost et Senna en ’90, là, tout s’est joué avant même le départ.

Ni J. Villeneuve (en haut) ni M. Schumacher (en bas) ne seront champion cette année là. C’est Mika Hakkinen qui raflera la mise. © Philippe Nanchino

En y repensant, toujours en ’98, l’accrochage entre D. Coulthard et Schumi à Spa, sera également un moment fort de la saison. Michael alors largement en tête doit prendre un tour à la McLaren. Une formalité sauf que la visibilité est quasi-nulle sous ces trombes d’eau et que l’écossais décide de subitement lever le pied, pile sur la trajectoire !! Schumi percute Coulthard, se retrouve sur 3 roues et est contraint d’abandonner. A son retour au stand, il fonce vers l’écossais prêt à le boxer ! A revoir ici dans les conditions du direct ! Sans cet incident avec le coéquipier de Mika Hakkinen – le futur champion du monde – l’issue du championnat aurait pu être toute autre. Drôle de coïncidence non ?

Superbe point de vue sur la ligne de départ de Monaco ’98. © Philippe Nanchino

Le championnat ’99 montrera à quel point ma « relation » avec Schumacher est fusionnelle. Suite à un problème technique, il sort très violemment de la piste à Silverstone et se casse la jambe droite. Il sera absent des circuits pendant plusieurs mois. Et pendant ce temps là, c’est son coéquipier Eddy Irvine qui se bat pour le titre, bien aidé par Mika Salo – remplaçant de Schumacher – qui lui offre même la victoire à Hockenheim. De mon côté, je deviens un fervent supporter de Mika Hakkinen et sa McLaren. Ben oui, l’idée que ce ne soit pas Schumi qui ramène le titre à Maranello après 20 ans de disette m’est juste insupportable. Finalement, l’issue de la saison sera idéale : alors qu’Irvine se présente en tête du championnat lors du dernier GP, c’est Hakkinen qui est titré chez les pilotes grâce à sa victoire. Ferrari remporte le championnat constructeurs, Michael est revenu au top de sa forme. Tout est bien qui finit bien, rendez-vous en l’an 2000 !

Au soir de cette victoire à Monaco en ’99, Schumi est en tête du championnat. La suite sera moins joyeuse … © Philippe Nanchino

2000/2004 – L’âge d’or

Bon, il va peut-être falloir le gagner ce titre pilote ! Des déboires qui n’ont fait que renforcer mon admiration pour Schumi. Lors des GP, que ce soit en qualifications ou en course, je suis dans une bulle, obnubilé par la retransmission TV. Un mauvais résultat ? Inutile de me parler pour le reste de la journée ! Certains mettrons ça sur le compte de l’adolescence mais pas seulement … à l’écriture de cet article et en revisionnant les images, je retrouve ces sentiments d’époque ! Schumi, mon Michael, et Ferrari … c’était une association absolument magique !

Le début d’une collection de trophées incroyable !

2000 – Le titre, enfin !

Cette saison 2000 sera merveilleuse avec le titre en fin de saison, 9 victoires … qu’est-ce que c’est bon d’entendre les hymnes italiens et allemands si souvent ! Pourtant, j’ai été d’une humeur massacrante tout l’été avec 3 abandons dont 2 accrochages dans le 1er tours au mois de Juillet ! Mais tout sera oublié en fin d’année avec ces deux scènes de joie lors des deux derniers podiums – deux victoires – de la saison. A Suzuka, il s’assure le titre pilote et joue les chef d’orchestre sur le podium à l’écoute de l’hymne italien. En Malaisie, le titre constructeur en poche pour Ferrari, il monta sur le podium affublé d’une perruque rouge comme tout le reste de l’équipe ! La malédiction est rompue, le règne du Baron Rouge peut commencer !

A partir de cette saison, le sommet du casque de Michael est rouge. En signe de son attachement à la Scuderia ? © Philippe Nanchino

Paradoxalement, l’image de course que je retiens n’est pas vraiment à mettre au crédit de mon héros. Spa-Francorchamps, Mika Hakkinen met la pression sur Schumacher depuis plusieurs tour, notamment en prenant l’aspiration dans les lignes droite. Quand je vois Ricardo Zonta qui va se faire prendre un tour, je me dis qu’au moins Michael aussi aura l’aspiration … mais alors que Schumi passe logiquement sur la gauche de la BAR du Brésilien, Hakkinen passe à droite puis plonge à l’intérieur pour prendre la tête de la course. Un dépassement d’anthologie ! A revoir en images avec les commentaires du principal intéressé. Bien joué !

En plus d’un dépassement mythique, c’est l’occasion de se rafraîchir les oreilles avec la douce mélogie des V10 !
Schumi est devant Ricardo Zonta, mais Mika Hakkinen est passé … © Roland

Cette année 2000 est véritablement très riche en souvenir. A Monza, lors de la conférence de presse d’après course, Schumi fond en larmes lorsqu’un journaliste évoque Ayrton Senna, qu’il rejoint au classement avec cette 41ème victoire. Aux yeux du monde, il montrait une part d’humanité insoupçonnée ! J’ai lu récemment que Corinna, sa femme, aurait déclaré : « La dernière fois que j’ai vu pleurer Michael, c’est lorsqu’il apprit la mort de Senna ». L’avènement de Schumacher en ’94 alors que Senna n’était plus là m’avait toujours un peu hanté : « Qu’en était-il du classement du championnat avant ce GP de San Marin ? ». Michael avait remporté assez nettement les 2 premiers GP malgré 2 pôles de Ayrton Senna et faisait de plus en plus figure de favori. C’est au moins ça.

2001/2002 – Promenade de santé

Les saison 2001 et 2002 furent globalement très heureuses : Ferrari enfile les victoires comme des perles et les titres sont acquis très tôt dans la saison ! Mais voilà que le « petit » Rubens Barrichello commence à se lasser d’être le n°2. Ce qui conduit à cette fin de course pathétique en Autriche où, sur ordre de l’équipe et afin d’assurer le maximum de point à Schumi, Rubens laisse la victoire à Michael juste sous le drapeau à damiers. Ayant mener la course de bout en bout, il considérait qu’on lui volait sa victoire et tenait à le faire savoir devant les caméras du monde entier, Le podium est cauchemardesque avec Michael qui fait monter Rubens sur la première marche ... Il lui rendra sa victoire plus tard dans la saison, à Indianapolis, sous couvert d’une tentative d’arrivée ex-aequo. Mouais … Cette saison triomphale aurait pu se passer de telles polémiques.

Monaco ’01, 5ème et dernière victoire de M. Schumacher en Principauté. © Philippe Nanchino
La F2001 de Schumi en petits morceaux. Pour le coup, c’est la concurrence qui a fini en miettes ! © Philippe Nanchino
En 2002, Schumi montera sur le podium des 17 courses de la saison : 11 victoires, 5 2ème place et 3ème en Malaisie ! Magique ! © Philippe Nanchino

2003 – Ouf !

La saison 2003 est autrement plus stressante. La concurrence et la bagarre des manufacturiers pneumatiques ont engendré une saison très indécise entre Schumi, Montoya, Ralf Schumacher et Kimi Raikkonen. Le summum – ou plutôt le fond du gouffre – de cette guerre des pneus aura lieu à Budapest, ou Alonso prend 1 tour à Schumacher à la régulière … Un désastre !

En 2003, la guerre des pneus fait rage entre Michelin et Bridgestone. Ce « pneu du titre » est exposé au Musée Ferrari de Maranello comme un symbole de l’association très forte entre Ferrari et Bridgestone.

Le titre se joua lors de la dernière course face à Kimi Raikkonen et sa McLaren. Même si Michael arrive en position de force – 9 points d’avance, la victoire en valant 10 – ce GP fut bien compliqué : mal qualifié (14e), accrochage en début de course, Schumi réussi à remonter à la 8ème place et glaner LE point nécessaire pour s’assurer du titre. Mais que ce fut laborieux ! Encore un GP du Japon qui n’a pas épargné mes doigts que j’ai du ronger jusqu’à l’os.

La domination n’a pas été aussi nette que les 2 saisons précédentes, mais seul le résultat compte ! © Philippe Nanchino

Cependant, mon véritable souvenir de ce GP c’est la victoire de Barrichello. Dès le départ, il était clair que s’il gagnait, Kimi ne pouvant avoir que les 8 points de la 2ème place, cela assurait le titre à Schumacher. Ça m’a un peu coûté, mais durant tout le GP je me souviens très bien avoir soutenu Rubens, le n°1 bis. Mais ça en valait la peine ! Schumi est Champion du monde pour la 6ème fois et dépasse Fangio. Grandissimo !

2004 – La saison de tous les records !

Ferrari F2004 & Schumi, un association redoutable ! © Philippe Nanchino

Alors que ses adversaires envisageaient un déclin de la Scuderia, c’est tout le contraire qui se produisit. La campagne 2004 fut un récital : 13 victoires en 16 GP pour Michael, auquelles s’ajoutent les deux succès de R. Barrichello. C’était l’extase chaque week-end de GP … le bon vieux temps ! Un souvenir ? Oui, ce fameux GP de France où un stratégie à 4 arrêts aux stands lui permet de subtiliser la victoire à Alonso et Renault. Inédit, impensable et juste magistral. C’était l’époque où Ferrari était impériale dans le domaine de la stratégie avec Ross Brawn aux manettes. Mais c’était trop beau … cela ne pouvait pas durer !

Avec 13 victoire en une saison – nouveau record – le champagne coula à flot ! © Roland

2005 – A oublier !

2005 … c’est le drame ! Ma pire saison en tant que Tifoso. Une seule victoire, à Indianapolis alors que tous les concurrents en Michelin avaient du abandonner dès le 1er tour. Une mascarade de GP avec seulement 6 F1 en piste… Si seulement Michael avait pu dépasser Alonso en début de saison lors du GP de San Marino au lieu de rester bloquer derrière lui plus d’une dizaine de tours, au moins aurait-il remporté une course à la régulière ! (Revoir cette belle bataille ici)

2005-2019 : 14 ans plus tard, je serais exactement au même endroit pour le GP de France… Historique cette fois-ci. © Roland

Du coup, j’appréhendais les retours en cours le lundi matin où mes « potes » en rajoutaient des tonnes sur les résultats de Schumi. Pourtant, ils n’étaient pas passionnés par la F1 et n’avaient généralement même pas vu la course, mais comme tout le monde, ils étaient contents que les succès de Ferrari et Schumacher cessent … Bref, une année catastrophique !

J’étais complètement prisonnier de mon amour pour Ferrari, Schumi & la F1 !

Étonnamment, j’ai aussi un souvenir très précis du GP d’Europe. Raikkonen, alors en tête, refusa de rentrer au stand pour changer de pneus malgré des vibrations terribles dans la suspension. Un arrêt lui coûterait la victoire ! Il continua, la suspension se brisa et il fini dans le mur de pneu … au dernier tour. Respect ! Il sera mon favori pour le titre une fois acquis que Ferrari était hors course. Malheureusement, c’est Alonso qui sera titré.

2006 – Ciao Schumi !

La saison 2006 se résume à 2 courses. Alonso et Schumacher se présentent à égalité de points au GP du Japon – encore lui ! – pour l’avant-dernière course. Schumi est en tête quand son moteur rend l’âme… Immense désespoir, d’autant que c’est Alonso qui l’emporte !

Schumi ne pourra rien faire contre Alonso lors de ce GP d’Espagne ’06. © Roland

Les chances de titre sont infimes pour l’ultime course au Brésil. Et comme en 2003, cette course sera bien mouvementée : accrochage/crevaison dans les premiers tours, Michael livre un bataille incroyable pour remonter de la dernière place – à quasiment 1 tour – jusqu’au pied du podium. Ce baroud d’honneur, cette démonstration me fera presque oublier la déception. C’était son dernier GP, il a montré qu’il était le plus fort. Et Felipe Massa qui remporte la course semble prêt pour lui succéder, ou au moins entretenir la flamme.

J’aurai vibrer jusqu’au bout lors de cette saison ’06 ! © Roland

2007 – Le Hold-Up parfait !

En 2007, Kimi Raikkonen remplace Schumi. Ils se sont battus pour le titre en 2003 mais je n’ai pas d’animosité particulière envers le finlandais. J’ai même plutôt du respect pour ce pilote depuis ce GP d’Europe ’05, qui montra toute sa détermination et son panache. La surprise de la saison provient d’un certain Lewis Hamilton, rookie hyper talentueux qui met à mal son coéquipier Fernando Alonso chez McLaren. A l’inverse de chez Ferrari, pas de consignes d’équipe et à 2 courses de la fin, c’est le jeune Lewis qui mène le championnat. Sauf que … sous la pluie, en Chine, il échoue dans le bac à graviers de la pit-lane. Le miracle semble possible ! Et puis finalement, avec un doublé Kimi / Felipe Massa au Brésil, le finlandais devient champion du monde au nez et à la barbe des 2 pilotes McLaren, à égalité, 1 point derrière … Un véritable Hold-Up !

Le rouge Ferrari devient plus foncé et métallisé, du plus bel effet ! © Philippe Nanchino

2008 – 39 secondes de bonheur …

La F2008, avec son double museau et ses multiples appendices aéros, la plus belle F1 de l’ère moderne ! © Roland

Le final de la saison 2008 fut épique, et très douloureux. Felipe Massa pris l’ascendant sur le champion en titre Raikkonen et joue le titre lors de la dernière course. Un GP sous la pluie, qu’il aura maîtrisé de la tête et des épaules. Massa franchi la ligne … il est Champion du Monde ! Mais voilà, dans les derniers mètres, Hamilton doublera un Timo Glock en perdition avec sa Toyota. Lorsqu’il franchi la ligne à son tour, c’est finalement lui le champion. Le bonheur de Massa – et le mien – n’aura duré que 39 secondes. Plus jamais je ne revivrai de telles émotions …

Philippe s’est fait une spécialité de ces « mabouleries ». Et quel plus beau modèle que la sublime F2008 ?! © Philippe Nanchino

2009 – Tout aurait pu être si différent

La Ferrari F60 de 2009 est un fiasco. Les Brawn GP puis les RedBull sont un cran au dessus grâce à leur double diffuseur. Malgré cela, Kimi remportera le GP de Belgique alors que je suis à Maranello pour suivre la course dans l’auditorium municipal (mon article sur cette journée magique est à lire ici). 15 jours plus tard, à Monza, j’assiste à mon premier GP de F1, en vrai, sur les terres de la Scuderia. C’est bien entendu un week-end formidable avec un nouveau podium inattendu de Kimi, que je vous raconte en détail ici.

Monza ’09, mon premier GP. Un souvenir impérissable !

Au delà de ces résultats, je me souviens également de ce qui ne s’est pas produit. Alors que Felipe Massa eu un grave accident en Hongrie, il fallu lui trouver un remplaçant. La rumeur enfla, puis elle devient information : Michael Schumacher va réaliser des tests pour revenir ! Mais c’était trop beau… Suite à une chute en moto quelques semaines plus tôt, il souffre trop au volant d’une F1. Il n’est pas prêt … il ne reviendra pas. Cette désillusion affectera durablement mon enthousiasme pour la F1.

Raikkonen offrira au tifosi une victoire tout à fait inattendue dans cette saison cauchemardesque. © Philippe Nanchino

2010 / 2014 – Le cœur n’y est – presque – plus …

Ce retour manqué en 2009 donnera des idées à Schumi qui revient finalement en 2010, mais chez Mercedes. Alors, qui vais-je soutenir ? Michael ou Ferrari ? La question ne s’est pas vraiment posée. Ma passion pour les rouges l’emporte très largement. J’avoue être déçu par cette trahison de Schumi envers la famille Ferrari ! Toutefois, même si je regrette qu’il n’ai pas pu ajouter une dernière victoire à son palmarès, avec un podium, un meilleur tour et une « presque » pole en 2012, il peut partir la tête haute même si son jeune coéquipier Nico Rosberg a été plus performant.

Le casque est toujours rouge, mais plus la voiture … Trahison !© Roland

Du côté de Ferrari, c’est Fernando Alonso qui devient le leader de la Scuderia. Nouveau dilemme : comment supporter un pilote qu’on a tant détesté quelques années plus tôt. Malheureusement, Félipe Massa n’arrive pas à sortir de l’ombre de l’espagnol. Bref, mon enthousiasme à chaque départ de GP est moindre désormais. Bien sûr, j’aurai adoré qu’il gagne le titre en 2010 ou 2012 mais il y a une partie de moi qui n’est pas si mécontent ! Je n’ai jamais aimé Alonso !

Les saisons 2005 et 2006 ont laissé trop de traces, d’autant que je suis très rancunier ! Je ne serais jamais un grand fan d’Alonso … même si j’aurai bien aimé qu’il ramène le titre à Maranello ! © Philippe Nanchino

2015 / 2018 – La déception Vettel, sacré Hamilton

De nouveau, Ferrari engage un multiple Champion du Monde pour décrocher le titre … en vain. © Philippe Nanchino

A partir de 2015, Sébastien Vettel arrive chez Ferrari. Loin d’être euphorique, je retrouve le syndrome Alonso dans un degré moindre car Vettel n’a pas couru à l’époque Schumi / Ferrari. Durant les saisons 2017 et 2018 où le titre à semblé jouable une bonne partie de l’année, j’ai retrouvé des émotions proches de celle de l’âge d’or de Michael. Mais voilà … L’équipe Mercedes était trop forte !

Vettel était surnommé Baby Schumi à ses débuts. Mais il n’a pas le même charisme, malgré ses 4 titres avec RedBull. © Philippe Nanchino

D’ailleurs, je suis même allé voir le GP de France ’18 sur le circuit Paul Ricard, mon terrain de jeu pendant des années. Malgré les galères de circulation – et encore personnellement j’ai plutôt été épargné – ce fut un beau week-end. Mais le jour de la course, après une attente interminable – sur place à 8h pour pouvoir s’installer, départ à 16h10 – Vettel commet une faute au 1er virage en accrochant Bottas, et doit regagner les stands … s’en est fini des espoirs de victoire, voire de titre. Alors même que sa remontée est plutôt convaincante, tous les tifosi sont déçus, moi le premier.

C’est flagrant à la télé, il en est de même en vrai. Le son de V6 Turbo Hybride est bien timide. Les GP2 voire même certaines GT sont bien plus envoûtantes de ce côté là.

Durant cette période, c’est Lewis Hamilton qui a marqué la F1. Même s’il a été « l’ennemi » durant les saison 2007 et 2008, aujourd’hui je suis passé à autre chose. C’est un pilote hors-norme. Et au delà de toutes ses performances extraordinaires, GP après GP, je retiens surtout ce merveilleux GP d’Abu Dhabi 2016, ultime manche de la saison. Hamilton est 2ème au championnat et doit marquer 10 points de plus que Nico Rosberg. En clair, il gagne et Rosberg est au mieux 4ème. Sauf qu’en fin de course, Si Hamilton est bien en tête, Nico est 2ème… alors plutôt que de perdre le titre sans rien faire, Lewis ralenti pour permettra aux autres de les rejoindre et essayer de doubler Rosberg. Une tension de dingue, renforcée par les messages radios ordonnant à Hamilton d’accélérer. Un final vraiment haletant qui verra le sacre de Nico Rosberg. Une saison si éprouvante qu’il ne remettra pas son titre en jeu et prendra sa retraite.

Lors de ses premières années – ici en 2008 – Hamilton porte un casque jaune, hommage à son idole, Ayrton Senna. Depuis, les couleurs ont changé et Lewis s’est fait sa propre place parmi les plus grands champions ! © Philippe Nanchino

2019/2020 – L’espoir Leclerc

C’est officiel, Sebastian Vettel quittera la Scuderia Ferrari à l’issue de cette saison 2020 qui n’a pas encore commencé. Une saison qui sera forcément étrange … mais il y aura un titre à attribuer. Et si c’était le jeune Charles Leclerc, le nouveau visage de Ferrari, qui nous sortait de cette période de disette. Le dernier titre d’un pilote Ferrari remonte à 2007 … 12 saisons de grandes déceptions et de maigres espoirs.

Forza Charles, Forza Ferrari !!! © Philippe Nanchino

Leclerc est talentueux, démontre un certain caractère malgré son jeune âge, tout en restant plus respectueux, moins polémique qu’un Max Verstappen. Bien sûr, malgré une première saison très convaincante et ses 2 premières victoires en 2019, il n’a pas encore l’aura et le charisme de Hamilton. Mais je veux y croire … d’autant que je n’ai jamais eu à le détester ! Allez Charles, fais-nous rêver, ramène-nous 20 ans en arrière, en cette année 2000 qui initia le règne de Schumi et la Scuderia Ferrari !

Merci Philippe, Merci Roland !

Sans des images appropriées et de qualité, j’aurai eu bien du mal à vous embarquer à mes côtés. Aussi, je souhaitais que Philippe – allez vite voir son site www.nanchino.com ou sur instagram @philippe_nanchinoet Roland, les deux photographes qui m’ont ouvert leurs archives, puissent dire un petit mot sur leur perception de la F1, leur rapport à Schumi et à la photo. A vous Messieurs.

Tifoso de la scuderia j’ai toujours plus cliqué les voitures rouges. Donc quand Schumi rentrait aux stands, je fonçais . Malheureusement, comme beaucoup, il avait tendance à rester au fond du stand ou dans son cockpit … sauf une fois où il est venu devant le stand pour parler à un ami et c’est là que j’ai pu lui tirer le portrait .De plus à l’époque il n’y avait pas d’interview à l’arrière du stand en fin de journée .

Philippe Nanchino.
Tous ses proches le disent, en dehors de la piste, Michael est un homme adorable. Mais une fois le casque sur la tête… seule la victoire compte ! © Philippe Nanchino

Rien d’extraordinaire pourtant dans ses photos. Juste des photos prises depuis un point de vue spectateur lambda, sauf celles faites à l’ancienne chicane du circuit de Spa, surnommé l’arrêt de bus. Sur l’ensemble de toutes mes photos, aucune avec une accréditation. La période voulait ça, et aussi le fait que pour prendre une image « si je ne peux pas entrer par la porte, alors j’essaie par la fenêtre ».

Roland
Le spot en question. Vue du sol, le plus bel angle pour les F1 de cette époque ! © Roland

En ce qui concerne Maranello, j’y suis allé avec 2 photographes de l’agence WakeUpp qui avait  « inventé »  ce type de photo. On est parti un mercredi en voiture chargés de matos pour arriver le soir à l’hôtel à Maranello. Jeudi matin, petit dej’ avec l’attaché de presse et direction le saint des saints. La Ferrari de Schumi complètement désossée nous attendait sous la surveillance de 4 mécanos dans un hangar .
On a disposé les dalles blanches et toutes les pièces. On avait un chariot élévateur pour qu’un de nous se place au dessus pour prendre les photos et LA photo qui a été retravaillée sur ordi – on était au début du numérique, 4 millions de pixels seulement! La photo était une commande du mag F1 Racing anglais, Elle est parue en Mars avec le making of … puis aussi dans VSD en France … et en 3ème de couverture dans les Media Book Ferrari de la saison suivante .

Philippe Nanchino
Le making of ! © Philippe Nanchino

Je n’ai jamais été ni pour ni contre Schumacher ou tout autre pilote. J’aimais bien parfois des flamboyants comme Mansell par exemple. N’a pas toujours couru avec sa tète, mais il était généreux dans l’effort. En tant que belge, j’étais supporter de Boutsen,d’où parfois les ruses pour le photographier, ou du moins essayer. J’y ai trouvé une certaine satisfaction… Comme tous les grands champions de F1, Schumacher avait un caractère bien trempé, qui s’est adouci avec les années. On n’arrive pas à ce niveau, en étant un « gentil. » Il y a eu des périodes Prost – Senna – Schumacher ou maintenant Hamilton où les pilotes, de par leur palmarès, attitudes, engendraient plus de passion. Sur la photo où Schumi se sort à Francorchamps, la réaction du public aurait bien différente si cela avait été une Minardi. A la limite, inerte, juste une sortie. Tandis que ici, le bruit de la voiture qui se rate et soulève les graviers pour finir dans les pneus, le public crie « c’est Schumacher » et il y a un mouvement des spectateurs vers le virage pour voir. Une Minardi… bof !!

Roland
Les photographes se pressent le long du grillages, et pourtant l’accès n’est pas facile ! © Roland

Montez le volume et Rendez-vous au 1er virage !

Juste un petit mot concernant les commentateurs. J’y suis très sensible et il m’est quasiment impossible de suivre un GP sans le son ou en anglais … à moins qu’il n’y ai plus d’enjeu – comprendre que les Ferrari ont abandonnées. Si sur TF1 j’ai pu m’agacer à de très nombreuses reprises contre les hypothèses parfois fantaisistes de Pierre Van Vliet & Jacques Laffite, étayées par un Jean-Louis Moncet en direct du stand Ferrari, fin ’90s / début ’00s, c’était au final plus bien authentique et passionné que Christophe Malbranque. Brésil ’08, il n’a pas vu Hamilton dépasser Glock et annonce Massa Champion du Monde, avant de se raviser quand le classement s’affiche à l’écran …

Se lever à 4h pour le GP d’Australie en début de saison ou 6h pour le final à Suzuka en direct, ça n’a pas de prix !

Depuis le passage sur Canal+, je trouve la couverture plus « pro », Villeneuve ajoutant un peu de folklore avec ses commentaires ! Gros point positif avec l’émission Onbard qui permet de revivre le Grand Prix en 30 minutes de caméras embarquées et communications radio, un vrai bonheur ! D’autant qu’on perçoit bien plus les enjeux et on vit plus la course devant sa télé que sur place où l’on ne voit passer les F1 que quelques secondes par tour.

Moi aussi j’ai des photos de Schumi !

Bon, à dire vrai, j’ai surtout des photos des F1 de Michael car je n’ai jamais eu l’occasion de le voir en piste, ni nulle par ailleurs au final ! Mais j’imagine un engouement assez similaire à Valentino Rossi lorsqu’il s’est présenté face à moi lors du Rallye de Monza ’09. Quelle effervescence !!

Et encore, la pluie a bien du refroidir quelques supporters de venir s’ajouter à la foule !

Tout ayant été dit au presque dans le récit année/année ci-dessous, je vous propose simplement une galerie commentée des monoplaces que j’ai pu approcher. Ça vous donnera peut-être des idées de voyage, si comme moi, vous avez Schumi et/ou le Cheval Cabré chevillé au corps !

Et maintenant ?

Vous n’êtes pas sans savoir que Michael Schumacher a eu un grave accident de ski fin 2013 et que son état est … un mystère. Dans tous les cas, je lui souhaite le meilleur, je suis triste de ne plus le voir et qu’il ne puisse pas profiter de sa retraite à l’instar d’un Giacomo Agostini qui profite de chaque opportunité pour piloter ces anciennes motos. Keep Fighting Michael ! Et si vous trouvez que j’en fais trop avec Schumi, sachez que j’ai rendu public mon site Aventures-Automobiles.fr le 3 Janvier 2019 … le jour des 50 ans de Michael.

Schumi, mon héros ! © Philippe Nanchino

Alors en 2020 ou 2021, je me disais que j’irai bien faire un petit tour en Allemagne, voir la Collection Schumacher exposée au Motorworld de Cologne. Il y a aussi les journées Ferrari F1 Clienti à Barcelone, Spa ou Le Castellet. L’occasion rare de voir les monoplaces en action, même sans l’intensité d’un week-end de course et sans le célèbre casque rouge derrière le volant.

J’espère très sincèrement que ce voyage parmis mes souvenirs de F1 vous aura plu et que vous vous serez pris au jeu. Quel est votre premier souvenir de F1 ? Votre plus grande émotion ? Votre champion préféré ? N’hésitez pas à partager cela en commentaire !

@ bientôt pour de nouvelles Aventures Automobiles !

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21 Comments

  1. Avatar
    Max The Bx
    28 mai 2020
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    Bel hommage, vraiment. Moi plus jeune je « suivais » Alain Prost et Renault évidemment et puis tu m’as embarqué avec Ferrari et Schumi. Maintenant c’est plus calme ! Hamilton est devenu un sacré pilote. Ferrari reviendra au premier plan c’est sûr !! D’ailleurs j’ai une petite surprise à te donner ….. à l’occasion. Bises.

    • Avatar
      Sylvain
      29 mai 2020
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      Ah c’est sûr que depuis que je suis parti de la maison ça doit être bien plus calme ! 😂 Vivement le retour de Ferrari au 1er plan et … ma surprise !!! 🤣

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    Casimir
    29 mai 2020
    Reply

    Quel article !!Génial d’avoir retracé son parcours et tes souvenirs associés. Schumi méritait bien un tel hommage à la hauteur de son immense talent! Merci 😍👍

    • Avatar
      Sylvain
      29 mai 2020
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      Cool que ça t’ai plus, en tant que grand fan de F1 je n’avais pas trop de doutes ! Par contre, tu n’évoques même pas un petit souvenir perso ..; allez un petit effort !! 😉

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    Jacques Lafrite
    29 mai 2020
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    très bel article et beau partage de photos !un peu plus jeune que toi, mon premier souvenir F1 en reel c’est une image de JT, de prost qui pousse sa McLaren en panne seche pour passer la ligne je ne sais où…et quelques années après, le virus a pris, les premiers dimanche aprem devant les GP, l’arrivée au collège le lundi matin… tu as vu le crash de berger à imola !!??? tu as vu alesi et senna à Detroit !!???… j’ai pas pu voir, tu as la cassette ? les BD de fizman sur autohebdo etc…

    • Avatar
      Sylvain
      29 mai 2020
      Reply

      J’ai vu Alesi et Senna à détroit … sur Youtube il y a quelques années, de même que la poussette de Prost ! 😋 Par contre, tu n’évoques pas tes souvenirs du GP de France 2018 ?! Il y aurait de quoi dire ! 😇

  4. Avatar
    Lucky71j
    29 mai 2020
    Reply

    Bravo pour cet hommage. On ressens bien ta passion et tes émotions sont palpables. Grand merci à Philippe et Roland quiont eu la gentillesse de te prêter toutes ces photos 👍 Quel beau voyage avec des souvenirs communs même si pour moi ce sont plutôt Prost et Senna qui ont la faveur de mes souvenirs.Schumi je l’ai toujours considéré comme un grand pilote mais je l’ai aussi haï à certains moments. Merci Sylvain.

    • Avatar
      Sylvain
      29 mai 2020
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      Tu fais bien de souligner la participation de Philippe & Roland ! 👍 Et c’est en effet ce côté controversé, défendre l’indéfendable, qui me faisait encore plus aimé Schumi ! 😉

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    Blacksrookie
    29 mai 2020
    Reply

    J’ai tout lu, moi qui n’ait jamais été un grand fan de Schumi ou de la Scuderia. Seulement de Todt dont tu ne parles pas beaucoup 😉 Un angle de vue très sympa sur ta passion et les émotions qui vont avec. De bien belles images comme on aimerai …. non, on en voit bien souvent par ici et je trouve le partage avec Philippe et Roland (merci à eux) bien intéressant aussi.

    • Avatar
      Sylvain
      29 mai 2020
      Reply

      Je n’avais pas spécialement l’idée d’ouvrir mon blog, mais finalement cette association avec Philippe & Roland pourrait me donner des idées d’articles, ponctuellement. 😉 Pour Todt, tu as raison, son influence et son implication dans les résultats sont indéniables. J’ai pris le parti de conserver mes souvenirs « d’époque » et finalement ce n’est que plus tard que j’ai réalisé l’importance de tout le staff autour du pilote. Les tifosi en subissent encore les conséquences depuis 2008 … 🙁 En tout cas, je suis assez fier que tu ais tout lu ! Merci 🙂

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    Maxque The Bx
    30 mai 2020
    Reply

    J’ai oublié de préciser mon souvenir de F1 le plus marquant : Gp du Japon le 21 octobre 1990 à 5h00 du matin (le titre mondial se joue, lors de ce dernier Gp, entre Prost et Senna). Je me lève ou je reste couché ? Bon je me lève, télé et …. nuage de poussière !! J’ai raté le départ, l’accrochage au 1ier virage. Clap de fin décevant, JE ME RECOUCHE.

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      Sylvain
      31 mai 2020
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      Ah ce fameux GP du Japon à Suzuka ! Cette finale du championnat aux aurores aura marqué plusieurs générations de supporters. Le feu d’artifice d’Abu Dhabi n’a pas le même charme …

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    Casimir
    31 mai 2020
    Reply

    Puisque tu insistes…Mon tout premier souvenir c’est Monaco sous la pluie et la remontée de Senna. Je me souviens d’avoir regardé le GP, de la TV, de la pièce, d’avoir fait chier ma grand-mère chez qui je mattais le sport, de stade 2 le soir, des 4.5 points de Prost. Je trouvais ça magique d’avoir des demi points et j’étais bien content qu’il ait résisté à ce brésilien.D’ailleurs c’est quoi un brésilien? 8 ans amoureux fou de cette voiture rouge et blanche, un français et qui gagne.Ma passion pour la F1 je la date de ça. Elle a été nourri des duels Prost Senna, de Suzuka 88…

    • Avatar
      Sylvain
      31 mai 2020
      Reply

      Excellent ! Merci pour ce partage ! 😉

  8. Avatar
    Casimir
    31 mai 2020
    Reply

    Et bien sûr de 90. Je me rappelle d’avoir mis le réveil, je connais, enfin je crois, la couleur du pyjama que je portais assis devant la TV, et j’ai encore en mémoire d’avoir couru et réveillé la maison trop heureux de voir Prost titré.😍J’arrête et je profite pour mettre le texte rempli de souvenir écrit sur notre forum favori à l’occasion des 70 ans de F1 il y a quelques jours 😉 http://www.myspeedster.ch/forums/viewtopic.php?f=4&t=27154&p=1401318&hilit=Tamburello#wrap

    • Avatar
      Sylvain
      31 mai 2020
      Reply

      Euh… Tu veux dire Senna non ? 😀 Concernant la couleur du pyjama de Casimir, j’ai bien une idée également !

  9. Avatar
    Casimir
    31 mai 2020
    Reply

    La Formule 1 a donc 70 ans aujourd’hui. Le 13 mai 1950, à Silverstone, 120000 spectateurs et la famille royale s’entassèrent aux abords du circuit pour ce premier GP de l’histoire. Farina en fut le vainqueur au volant de l’illustre Alfa Romeo 158. Le debut de l’aventure était lancée. Une belle et riche aventure chargée de joie, de pleurs et d’emotions fortes. Que reste-t-il de ces 70 ans de F1 ? Des noms propres. Des circuits (Silverstone, depuis le jour 1, Monza et sa ferveur, Spa), des écuries (Ferrari, McLaren, Williams), des illustres ingénieurs (Chapman, Head, Murray, Barnard ou Newey) ou encore des pilotes (Fangio, Clark, Lauda, Senna, Prost, Schumacher ou Hamilton). Des noms qui remémorent l’histoire de ce sport, de ses grandes courses ou grands championnats, des victoires, des poles, des sourires, du champagne… Mais aussi des tristesses, des accidents, des morts. Toute la panoplie est là, des émotions pures. Et j’ai cherché de tous les cotes positifs. Du plus positif aux plus belles emotions, la liste est longue, trop longue.
    Mais, dans cette liste infinie, je n’ai pas d’autres événement plus marquant que ce 1er mai 1994 et la mort d’Ayrton Senna qui me vient en tête. Comme souvent malheureusement, l’événement le plus marquant est tragique. Le chemin qui mena a été un chasse croisé de tout : s’y mêle les chemins d’écuries mythiques, d’ingénieurs renommés, des pilotes légendaires et le nom d’une courbe. Et, pour nous qui regardions TF1, cette phrase mythique, « A special hello to our dear friend Alain, we all miss you Alain. » Et puis…le Tamburello , son mur en béton, ce casque jaune qui se bringuebale de droite et de gauche, cette voiture agonisante qui se traîne sur son châssis, qui s’arête comme le temps de cet après midi ensoleillée. Et le silence qui suivi. Puis le chant des pleurs.

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    Patrick ("Senior")
    1 juin 2020
    Reply

    En tant qu’inconditionnel de Michael Schumacher, je ne pouvais qu’adorer cet article, intéressant, détaillé et très bien illustré par les belles photos des trois auteurs. Un grand merci et « Keep fighting Michael ! »

    • Avatar
      Sylvain
      1 juin 2020
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      Merci Patrick, ça me fait chaud au cœur 🙂 Sympa également de m’intégrer parmi l’équipe des illustrateurs, même si ma contribution est moindre 🙂

  11. Avatar
    4 juillet 2020
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    Hello, jolie rétrospective de sa carrière.J’étais au mans en 2001.Nous avions eu la chance qu’il s’arrête juste devant notre tribune. Pas la chance d’aller dans mes paddocks mais je suis resté impressionné pour toujours de la puissance de ses bolides!

    • Avatar
      Sylvain
      6 juillet 2020
      Reply

      Merci. En effet, pour les amoureux de sports mécaniques, assister à un GP reste un moment inoubliable !

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